Au cours de notre évolution spirituelle, chaque fois que nous franchissons une étape, aucun retour en arrière n’est permis. Par conséquent, il est tout-à-fait vain de se comparer à autrui ; à chacun son rythme et à chacun son parcours. Autrement dit, si une personne à une étape N°1 évolue vers une étape N°2, elle serait saluée par Dieu ; par contre, si une autre personne étant déjà parvenue à l’étape N°3, continue, malgré cela, à agir comme à l’étape N°2, alors elle serait au contraire blâmée par Dieu. Ainsi, un même degré d’évolution serait salué ou blâmé selon les personnes en fonction du sens de leur évolution (vers le haut ou vers le bas). Un comportement salué par Dieu conduit à la sérénité, alors qu’un comportement blâmé par Dieu conduit irrémédiablement à la souffrance (voir « La souffrance est nécessaire pour que l’âme puisse évoluer.).
Si je ne veux pas souffrir, continuer à aller dans le sens du haut signifie, pour moi, développer mon état de vie en Dieu. En pratique, cela revient à adopter, dans la vie quotidienne, « l’état de prière » préconisé dans le premier livret de l’Institut Ruhi, état où, constamment au cours de la journée ou même durant la nuit, nous pensons à Dieu avec amour. Ces deux derniers jours, j’ai l’impression de m’être éloignée de Dieu et je ne ressens plus ce bonheur exaltant de la proximité de Dieu. Je dois me ressaisir. Je dois persévérer dans mes efforts, c’est-à-dire ne vivre que pour Dieu.
Je te supplie de me permettre, à chaque instant et en toutes circonstances, de me souvenir de toi, de magnifier ton nom et de servir ta cause, bien que je sois tout à fait conscient que tout ce qui provient d’un serviteur ne peut transcender les limites de son âme, ni convenir à ta suzeraineté, ni être digne de la cour de ta gloire et de ta majesté. Ta puissance me l’atteste ! Si ce n’était pour célébrer ta louange, ma bouche ne me serait d’aucune utilité, et si ce n’était pour les besoins de ton service, ma vie ne me servirait à rien. Si ce n’était pour le plaisir de contempler les splendeurs de ton royaume de gloire, pourquoi chérirais-je la vue ? Et si ce n’était pour le plaisir de prêter l’oreille à ta voix la plus douce, quelle serait l’utilité de l’ouïe ? Hélas ! hélas ! Je ne sais pas, ô mon Dieu, mon Soutien, Désir de mon coeur, si tu as prévu pour moi ce qui consolera mes yeux, ravira ma poitrine et mon coeur, ou si ton irrévocable décret m’interdira de me présenter devant ton trône, ô Roi de l’éternité et Seigneur souverain de toutes les nations. Je jure par ta gloire et par ta majesté, par ton autorité et ton pouvoir, que les affres de mon éloignement de toi m’a détruit. Qu’est-il advenu de la lumière de ta proximité, ô Désir de chaque coeur doué de compréhension ? L’agonie torturante de ma séparation d’avec toi m’a consumé. Où est la lumière éclatante de ta réunion, ô Bien-Aimé de ceux qui te sont complètement dévoués ? Tu vois, ô mon Dieu, ce qui m’est advenu dans ton sentier aux mains de ceux qui ont nié ta vérité, violé ton alliance, ergoté sur tes signes, rejeté les grâces que tu leur accordais, refusé de croire aux versets que tu leur envoyais et rejeté le témoignage que tu leur apportais (Baha’u'llah, Tablettes de Baha’u'llah).
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