Ce matin, en me rendant à mon travail, je me suis rendue compte que toute angoisse avait disparu de mon cœur. J’étais devenue intimement convaincue que, quoiqu’il m’arrive, je serai protégée, que tous mes efforts pour me protéger moi-même ne valent rien en comparaison de la protection divine qui, à de multiples occasions, n’a pas lésiné sur le côté miraculeux pour paraître au grand jour aussi bien à moi-même qu’à mon entourage. De plus, j’étais aussi devenue certaine que tout ce qui doit m’arriver a des raisons profondes d’arriver et s’inscrit dans la logique divine des choses. Je n’ai donc plus qu’à me laisser aller à cette douce certitude qui me conduit à l’abandon radical de moi-même à Dieu.
Maintenant, je comprends mieux la signification du verset 2.18 des Paroles cachées que j’ai traduit hier :
Verset 2.18 : O habitants du paradis le plus élevé ! Informez les gens de la certitude qu’un nouveau jardin est apparu dans l’espace de sainteté, près du paradis du contentement, autour duquel circulent tout le conseil suprême (Al Mala’ou’l’aala) ainsi que les formes d’immortalité qui sont les plus élevées. Par conséquent, déployez des efforts pour accéder à ce rang, pour découvrir en ses anémones les secrets de l’amour et pour que vous soit destinée à tous, de ses fruits éternels, l’Unité suprême (Baha’u'llah, Paroles Cachées).
Le sentiment de contentement est donc un niveau de paradis – le paradis du contentement ou jannatou’arridhouane – qui correspond aux personnes qui, dans leur chemin vers la sainteté, sont parvenues à un degré de fidélité à Dieu où elles ont acquis des qualités et des vertus divines.
« Sache que toute chose créée est un signe de la révélation de Dieu. Chacune, selon sa capacité, est et restera un symbole du Tout-Puissant. Ayant décidé, Lui, le souverain Seigneur de tous, de révéler sa souveraineté dans le domaine des noms et attributs, il a, par un acte de sa volonté, fait de chaque chose créée un signe de sa gloire. Si pénétrante et si répandue est cette révélation, qu’il n’y a rien dans l’univers qui n’en reflète la splendeur. (…). Ce signe de la révélation de l’Etre divin que portent malgré tout, en eux-mêmes, ceux qui se sont érigés en partenaires de Dieu, peut être, en un sens, considéré comme un reflet de la gloire dont sont illuminés les fidèles. Mais c’est là une vérité accessible à ceux-là seulement qui sont doués de compréhension (Baha’u'llah, Extraits des Ecrits de Baha’u'llah).
Puis, en continuant à avancer, par des efforts soutenus, vers la sainteté, ces personnes atteignent un degré de fidélité supérieur.
Heureux le fidèle qui est revêtu de l’habit de l’effort soutenu et qui s’est levé pour servir cette cause. Une telle âme a en vérité atteint le but désiré et appréhendé la raison pour laquelle elle a été créée (Baha’u'llah, Tablettes de Baha’u'llah).
Dans ce degré de fidélité supérieur, ces personnes atteignent la certitude et accèdent ainsi à un paradis de niveau supérieur, dans lequel ils pourront bénéficier de quatre éléments principaux :
1. Ils auront accès à la découverte des secrets de l’amour :
C’est ainsi que t’apparaît le mystère des Paroles divines, lorsque tes yeux ne sont pas fermés à l’aurore spirituelle et lorsque, par le pouvoir de la fidélité et du détachement, tu éteins les lumières du doute, des imaginations et de l’incertitude, pour allumer, dans le chandelier de ton cœur, le nouveau flambeau de la connaissance et de la certitude (Baha’u'llah, Livre de la certitude).
2. Ils auront accès à l’Unité suprême ou état de vie en Dieu :
Ne t’a-t-on pas dit pourtant que la fidélité est un devoir pour les pèlerins de la voie mystique et que c’est le guide sûr vers sa sainte Présence? (Baha’u'llah, Les sept vallées).
Après avoir escaladé les hauteurs de l’émerveillement, le voyageur entrera dans la vallée de la vraie pauvreté et de l’anéantissement absolu. Là, il mourra en lui-même et vivra en Dieu; il sera pauvre en soi et riche par le Désiré. La pauvreté dont il est ici question signifie être pauvre en choses terrestres et riche de ce qui est le monde divin. Car lorsque l’amant fidèle et l’ami dévoué atteint la présence du Bien-aimé, il se dégage de Son étincelante beauté et de la flamme du cœur de l’amant, un feu qui consume tout voile et tout accoutrement (Baha’u'llah, Les sept vallées).
3. Ils bénéficieront d’un secours fourni par le conseil suprême (Al Mala’ou’l’aala) et les formes d’immortalité qui sont les plus élevées :
Les fidèles sont toujours soutenus par la présence du conseil suprême. Dans le conseil suprême, il y a Jésus et Moïse, et Elie, et Bahá’u'lláh, et d’autres âmes suprêmes; il y a aussi les martyrs (Abdu’l-Baha, Abdu’l-Baha à Londres).
Craignez la sagacité du fidèle, car il voit à l’aide de la lumière divine! (Abdu’l-Baha, Selection des ecrits d’Abdu’l-Baha).
4. Ils vivront dans le repos :
(…) tu te reposeras sur le trône de certitude (Baha’u'llah, Livre de la certitude).
Mots-clefs : certitude, conseil suprême, Etat de vie en Dieu, fidélité à Dieu, mystère divin, Paradis, repos, sainteté
12 novembre 2009 à 22:57 |
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