L’union à Dieu est une disposition d’esprit qui nous permet de lever tout obstacle intérieur pour accueillir Dieu dans notre être. Auparavant, je me représentais cette union de l’âme avec Dieu comme sa montée vers Dieu pour aller se fondre et se diluer en Dieu. Mais non, c’est le contraire, c’est Dieu qui vient vers l’âme ; s’il trouve en elle le moindre obstacle, la moindre passion pour autre chose que Lui, alors Il n’y entre pas. Si, au contraire, l’âme est libérée de toute aspiration à satisfaire son ego, alors elle est en mesure d’accueillir Dieu en elle et d’en ressentir tout le plaisir occasionné. Non seulement l’âme doit viser et atteindre cet état d’union avec Dieu, mais de plus, elle doit s’y maintenir de manière perpétuelle, à l’infini. Voilà notre destinée à tous et toute notre vie sur Terre vise à nous éduquer pour ce but ultime (voir : Le but suprême de toute vie).
Verset 2.26 : O mon ami en parole! Réfléchis un instant. As-tu jamais entendu parler d’un cœur qui pouvait abriter l’ami et l’ennemi? Chasse donc l’étranger pour que l’ami puisse entrer chez lui.
Verset 2.27 : O fils de poussière! Tout ce qui est au ciel et sur la terre, je te l’ai destiné, excepté le cœur humain dont j’ai fait le siège de ma beauté et de ma gloire. Cependant, tu as donné mon foyer et ma demeure à un autre que moi. Et chaque fois que la manifestation de ma sainteté a cherché sa propre maison, elle y a trouvé un étranger; alors, privée de foyer, elle s’est hâtée vers le sanctuaire du Bien-Aimé. Malgré tout, j’ai caché ton secret et n’ai pas voulu ta honte.
Verset 2.28 : O essence de désir! Bien des fois à l’aurore, depuis les royaumes de l’infini, je suis venu vers ta demeure et t’ai trouvé sur le lit de repos, occupé avec d’autres que moi. Aussi, tel l’éclair de l’esprit, je m’en suis retourné aux royaumes de gloire céleste et, dans mes retraites d’en haut, je n’en n’ai soufflé mot aux armées de sainteté.
(Baha’u'llah, Paroles Cachées).