Ce matin, j’ai vue une émission télévisée sur l’église orthodoxe où le théologien Olivier Clément (décédé en janvier 2009), commente une prière intitulée « Roi céleste consolateur ». En abordant le passage « Viens, fais Ta demeure en nous » il explique l’idée suivante qui est en fait la réponse dont j’ai besoin en ce moment précis :
Le Saint-Esprit de Dieu est présent dans tout ce qui existe, de la cellule la plus simple jusqu’aux êtres vivants les plus organisés ; Il les anime et c’est ce qui leur permet de vivre. Pourtant, le mot « viens », dans cette prière, indiquerait, au contraire, l’absence de Dieu en nous. Olivier Clément explique alors que Dieu nous a créés avec un espace de liberté qui nous permet de choisir d’accepter ou de refuser la venue de Dieu en nous. Lorsque nous nous livrons à nos pulsions et à nos suggestions, nous refusons d’accueillir Dieu en nous-mêmes. Par contre, si nous choisissons de lever ces obstacles égoïstes, alors il se crée en nous une brèche par laquelle Dieu entre en nous ; et il arrive alors des choses (que je n’ai pas saisies) telles qu’elles sont déjà arrivées à un saint (qu’Olivier Clément a cité mais dont j’ai oublié le nom) devant son disciple.
Ainsi, tout ce que j’ai vécu ces derniers jours est bien réel, je n’ai pas imaginé des choses : Dieu est bel et bien venu en moi. Mais Sa venue était saccadée, à chaque fois entrecoupée par des colmatages transitoires de la « brèche » qui s’était ouverte en moi, colmatages dus à des négligences de ma part. A présent, je comprends le prochain but à atteindre : c’est faire de telle sorte que cette brèche en moi soit permanente et qu’elle s’élargisse de plus en plus pour que Dieu fasse effectivement Sa demeure en moi.
26 février 2010 à 09:20 |
[...] Après Ses visites intermittentes, Dieu élit progressivement domicile en nous [...]