Ce n’est pas facile de garder l’état d’union avec Dieu de manière permanente car, spontanément et je ne sais pour quelle(s) raison(s), mon esprit se prive du bonheur le plus intense qui puisse exister en quittant Dieu pour aller vagabonder dans des pensées très terrestres : soucis quotidiens, souvenirs…
Verset 2.27 : O fils de poussière! Tout ce qui est au ciel et sur la terre, je te l’ai destiné, excepté le cœur humain dont j’ai fait le siège de ma beauté et de ma gloire. Cependant, tu as donné mon foyer et ma demeure à un autre que moi. Et chaque fois que la manifestation de ma sainteté a cherché sa propre maison, elle y a trouvé un étranger; alors, privée de foyer, elle s’est hâtée vers le sanctuaire du Bien-Aimé. Malgré tout, j’ai caché ton secret et n’ai pas voulu ta honte.
Verset 2.28 : O essence de désir! Bien des fois à l’aurore, depuis les royaumes de l’infini, je suis venu vers ta demeure et t’ai trouvé sur le lit de repos, occupé avec d’autres que moi. Aussi, tel l’éclair de l’esprit, je m’en suis retourné aux royaumes de gloire céleste et, dans mes retraites d’en haut, je n’en ai soufflé mot aux armées de sainteté.
Verset 2.29 : O fils de bonté! Des déserts du néant, avec l’argile de mon commandement, je t’ai fait apparaître et j’ai ordonné que chaque atome existant et l’essence de toutes choses créées servent à ton éducation. Ainsi, avant que tu ne sortes du sein de ta mère, je t’ai réservé deux sources de lait miroitantes, des yeux pour veiller sur toi et des cœurs pour t’aimer. Par ma tendre bonté, à l’ombre de ma miséricorde, je t’ai élevé; et par l’essence de ma grâce et de ma bonté, je t’ai protégé. En tout ceci, mon but était que tu puisses parvenir à mon empire éternel et que tu deviennes digne de mes dons invisibles. Et cependant, tu es resté insouciant et, devenu adulte, tu as négligé tous mes bienfaits, te livrant à tes vaines imaginations au point de devenir complètement oublieux et, te détournant du portail de l’Ami, d’aller habiter dans les cours de mon ennemi.
Verset 2.30 : O esclave du monde! Que de fois, à l’aurore, la brise de mon affectueuse bonté est passée sur toi et t’a trouvé profondément endormi sur la couche de ton insouciance. Alors, pleurant sur ta condition, elle est repartie d’où elle était venue.
Verset 2.31 : O fils de la terre! Si tu me veux, ne cherche que moi; et si tu veux contempler ma beauté, ferme les yeux au monde et à tout ce qu’il renferme; car ma volonté et la volonté d’un autre que moi ne peuvent, de même que le feu et l’eau, cohabiter dans un même cœur.
(Baha’u'llah, Paroles Cachées).
Les deux derniers versets ci-dessus expriment bien l’idée que la difficulté de garder permanente l’union avec Dieu est due à notre condition de « fils de la terre » et d’ « esclave du monde ». Cependant, ces deux versets nous incitent aussi à ne pas nous montrer insouciants et, au contraire, de faire l’effort d’oublier le monde et tout ce qu’il renferme pour ne rechercher que Dieu.
6 septembre 2009 à 10:57 |
[...] Suprême avec Dieu alors même que cela me procurait un plaisir et un bonheur inégalés (voir : Notre maintien dans l’Unité Suprême avec Dieu est une chose difficile mais dont il faut toujours…). A présent, je comprends que seule la souffrance engendrée par les tribulations peut réellement [...]